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1768 - 2018 : commémoration de la bataille de Patrimoniu

19:29

Il y a 250 ans se déroulaient à Patrimonio de violents combats opposant les troupes du Roi de France aux soldats Corses.

Pour commémorer cet évènement, l’association Nativu vous propose le mercredi 01er Août à 18h30 hameau Calvello un bref rappel historique des évènements, suivi d’un moment de recueillement avec A Cunfraternita San Martinu.Nous clôturerons cette soirée par un apéritif offert à la population du village.


1768 : la bataille de Patrimonio racontée par un descendant de Luiggi Calvelli

17:11

Rappel de la situation en Corse en 1768.

Luiggi CALVELLI (voir annexe 1) ayant fait allégeance à PASCAL PAOLI en décembre 1755, le gouverneur Génois, DORIA menace de confisquer ses biens dès janvier 1756 (sans résultat). En effet depuis ce moment-là, Pascal PAOLI avait la possibilité d’interdire aux Génois la liaison entre Saint-Florent et Bastia par la terre, et la liaison entre Saint-Florent et les villages du Cap qui passaient par Patrimonio.

L’armée Française débarque en juin 1768 à Bastia, et à Saint-Florent. Dès le mois de Juillet 1768 les forces Françaises étaient de 6 bataillons, 2 à Bastia et 4 à Saint-Florent. A Saint-Florent le Régiment d’EPTING et le ROYAL ROUSSILLON (voir annexe 2) (à St Florent les troupes Françaises étaient stationnées sur la plage entre la citadelle de St Florent et Olzu). Les Français avaient de l’artillerie, deux canons de 4 (tirant des boulets de 2 Kg avec une portée entre 200 et 300 m) et un obusier (tirant des boulets de 15 cm de diamètre et de 10 Kg)

Les milices de PAOLI commandé par BARBAGGI (voir annexe N°3) empêchaient les Génois de sortir de Saint-Florent en tenant les passages du côté du Poggio (jusqu’à la cathédrale), coté Patrimonio en tenant les Strette.

La position de Patrimonio était donc stratégique et…dangereuse. En effet à quelques Kms de Saint-Florent qui a toujours été tenu par les Génois, et plus tard par les Français et sur la route de Bastia citadelle et port Génois, tenir Patrimonio c’était empêcher la liaison entre les deux garnisons. Or à partir de Décembre 1755 Luiggi CALVELLI ayant choisi le parti de PAOLI, la liaison entre les deux ports par la terre devenait difficile voire impossible pour les Génois.

En 1768 les Français avaient débarqué à Saint-Florent et Bastia, MARBEUF commandant le corps expéditionnaire Français avait envoyé un ultimatum à PAOLI (qui se terminait le 4 Aout) lui demandant de se soumettre.

MARBEUF sachant que PAOLI regroupait ses milices au Sud du Golo ne devait pas attendre la fin de l’ultimatum et dans la nuit du 29 au 30 Juillet 1768 les Français venant de Saint-Florent sous les ordres de GRANDMAISON attaquaient Patrimonio.

Pommereul un officier Français avoue en toute bonne foi : « La trêve avec les Corses ne devait finir que le 4 août, comme ils étaient en mesure de se défendre, on ne crut pas en la rompant avant terme violer la loi des traités ».

Les ordres de CHOISEUL donnés à MARBEUF étaient clairs il devait “mettre au pas les Corses”.

Cette attaque a bien été préméditée, puisque c’est bien le même jour que MARBEUF de Bastia et GRANDMAISON de Saint-Florent ont attaqué.

La première attaque a donc eu lieu dans la nuit du 29 au 30 Juillet 1768 dans les gorges de Patrimonio au lieu-dit STRETTE . Un détachement commandé par l’officier BELASPECT sera repoussé par les milices Corses (environ 200 hommes) commandé par BARBAGGI ; BELASPECT y a laissé la vie, il y aura ce jour-là 5 morts du côté Français, dont le soldat Erard qui sera massacré et le soldat Rebertin qui a été brûlé vif (voir le mémorial du régiment d’Eptingue).

Dans la journée du 31 Juillet 1200 hommes, avec de l’artillerie, sortent de Saint-Florent sous les ordres de GRANDMAISON.

GRANDMAISON au centre avec 600 hommes, M de CONSTANT à droite avec 300 hommes et 300 hommes à l’aile gauche commandés par le Marquis de VILLENEUVE TRANS. BARBAGGI qui commandait les milices Corses du Nebbiu (voir annexe 2) ne pourra pas résister longtemps dans les STRETTE et préférera se réfugier dans la maison CALVELLI, dont le propriétaire était Luiggi CALVELLI.

La maison CALVELLI sera donc attaquée le 1er Août, par environ 1200 hommes appuyés par deux canons de 4 et d’un obusier. Les tirs sur la façade Ouest ont été effectués à environ 100 mètres c’est ce qui explique les dégâts importants, plusieurs impacts sont incontestables, entre la fenêtre du couloir au deuxième étage (un trou symbolique a été laissé) et très probablement sous les fenêtres du 1er et 2eme étage. Les Corses ne pouvaient pas riposter efficacement, les deux petits canons qu’ils possédaient défendaient l’entrée, qui était à ce moment-là coté Est de la maison.

Après avoir bombardé aux canons la façade Ouest, l’assaut sera donné dans la soirée, il y aura au moins 20 morts parmi les Corses et 17 tués et 32 blessés du côté Français Régiment d’Eptingue (voir le livre de Damien Bregnard, Jacques Denis et Philippe Riat « Des jurassiens à la conquête de la Corse page 120). Dans une lettre datée du 5 Aout à son fils M de CONSTANT écrit  « j’ai perdu 35 hommes et un officier» pour le Royal Roussillon soit donc semble-il un total de 52 morts du côté Français.

Une centaine de Corses réussirent à s’enfuir vers Farinole, et environ 80 furent fait prisonniers. La maison sera livrée au pillage et incendiée (voir le mémorial du régiment d’Eptingue, et lettre d’un soldat aillant participé aux opérations). Les objets de valeurs ont été pillés par les soldats Français et les deux petits canons ont été pris par le Marquis De VILLENEUVE TRANS qui commandait le Royal Roussillon (ils sont toujours actuellement à la Mairie de Trans à environ 5 Km de Draguignan sur la N 557 entre Le Muy et Draguignan).

Les prisonniers Corses seront envoyés au bagne de Toulon, certains seront libérés en 1769 par échange de prisonniers avec PAOLI, BARBAGGI et Luiggi CALVELLI feront partie des libérés, la plupart des autres mourront au bagne de TOULON.

La maison et une partie terres ne seront restituées à la famille CALVELLI qu’en 1811.

Eugène Ficaja

(N°1)Luiggi Calvelli était un personnage très remuant.; Il sera nommé commandant des troupes paolistes dans le Nebbiu lors de la réunion de Venzolasca, le 13 décembre 1755. A cette occasion, il aurait fait connaître à Paoli ses dispositions particulières selon un récit anonyme parvenu aux autorités génoises  : E stato dichiarato comandante del Nebbio Luiggi Calvelli, il quale in presenza del De Paoli si pose il zaino al collo, promettendo di far cose non mai vedute… Son idée était de passer dans le Cap Corse avec l’escadron volant, ce qu’il fit peu après, en se rendant à Nonza (cf. Archvio di Stato de Gênes, Archivio Segreto, liasse 2079, 4 janvier 1756, lettre du capitaine Gandini au Sérénissime Sénat, la squadra volante osia altri paesani commandati dal rebello Calvelli che si siano ritirati, questo è certo che il detto Calvelli si è ritirato ma vi è ancora in Nonzia (sic) qualche parte…. A Nonza, il avait fait prisonnier Giovan Andrea Alessandrini, lieutenant de Canari pour Marzia Imperiale, seigneur du lieu. Gandini avait débarqué à Macinaggio le 2 avec un détachement de troupes et avait reçu des instructions de Grimaldi pour déloger Calvelli du Cap Corse (Ibid. lettres des 2 et 7 janvier 1756). On possède en outre de sa main et de celle de Giuseppe Diviziani une Grida du 2 janvier exigeant des Cap Corsins qu’ils cessent d’aider les Génois (avvisare tutti cotesti popoli di non dar alcun soccorso à i medemi, ne passo alcuno sotto alcun titolo, colore o pretesto…) et une lettre explicative le concernant par Giuseppe Maria Doria (Ibid. 3 janvier 1756) qui annonce sa décision de faire saisir tous ses biens.

(N°2) Régiment d’Eptingue 1200 hommes dont les deux tiers venaient de l’ancien Evêché de Bale mercenaires au service du Roi de France Louis XV

Royal-de-Roussillon commandé par le Marquis de Villeneuve Trans (Louis Henri) depuis le 5 Juin 1763 jusqu’au 11 Juin 1774

(N°3) C’est PAOLI qui avait nommé BARBAGGI commandant des troupes du CAP et du NEBBIO (il avait 35 ans à ce moment là), on peut se demander quelle était la valeur militaire de BARBAGGI ? Giuseppe BARBAGGI originaire de MURATO fils du capitaine Antonio BARBAGGI et de Maria Giuseppa MORATI était un homme cultivé qui avait fait partie de l’Académie CURSAY , était marié à Dionisia PAOLI fille de Clément PAOLI , donc nièce de PASQUALE DE PAOLI , il avait dirigé de 1762 à 1764 le siège de SAINT FLORENT , BARBAGGI sera fait prisonnier avec 150 hommes dans le CAP et envoyé au bagne de TOULON , il sera relâché après la conquête et s’exilera en Toscane avec son fils , ses descendants ( par sa fille ) seront les RIVAROLA d’Oletta.


Les familles de Patrimonio du XVIème siécle à nos jours

16:52

Les plus anciennes familles de Patrimonio sont déjà présentes dans le village au XVIème siècle et on peut penser qu’elles s’y trouvaient déjà bien avant cette époque mais nous ne pouvons dire depuis quand ni d’où elles venaient  car les documents plus anciens qui auraient pu nous renseigner sur ces points ont disparu.

La présence de ces familles est attestée sur les registres paroissiaux par des actes qui concernent l’ancêtre à l’origine de la lignée .Il ne portait pas encore de patronyme (Rappelons que les patronymes ne se sont fixés, pour la plupart, qu’au milieu du XVIIIème siècle).

D’autres familles sont apparues au cours des siècles suivants. Ce fût généralement à l’occasion d’un mariage, lorsque le futur époux venant d’un autre village s’installait à Patrimonio dans la famille de son épouse. C’était contraire à l’usage qui voulait que ce soit l’épouse qui suive son mari . On peut supposer que celui-ci avait dû quitter la maison paternelle au profit du frère ainé ou/et que la nouvelle épouse n’avait plus de père et pas de frère suffisament âgé …

Les alliances se nouaient le plus généralement dans le village mais fréquemment aussi dans les deux villages voisins, Farinole et Barbaggio.

Assez souvent également dans des villages du Cap (Olmeta, Ogliastro, Nonza, Olcani…) ou du Nebbiu (San Fiorenzo, Murato, Santo Pietro, Poggio d’Oletta, Olmeta di Rosoli, Vallecalle, Rapale …).

En revanche peu nombreuses ont été les unions avec un Pomunticu, plus rares encore avec un soldat du Presidio de Saint Florent ou avec un génois de Terre Ferme. Et après 1770 on ne trouve que deux mariages avec un français du régiment de Beauce qui tenait garnison près de Patrimonio.

Dans ces derniers cas le futur époux devait fournir un certificat de son « stato libero » afin de prouver qu’il n’avait pas contracté d’union ailleurs .

Ces familles se répartissaient dans les sept hameaux du village.

Ainsi, sur le registre de taille de 1670 on dénombrait à la Ficaia 22 « fuochi », au Cardeto 17, à la Piccinasca et à la Ferciasca 11 pour chacun, enfin 8 pour le Palazzo, 4 pour le Calvello et 2 pour la Torre. Donc 75 foyers pour un total de 293 âmes.

Il faut distinguer la « famille », constituée d’un chef de famille, son épouse et ses enfants et qui vivaient dans le même foyer, de la « famille» au sens de lignée dont les membres porteront par la suite le même patronyme et qui pouvaient être répartis dans plusieurs foyers.

Par exemple en 1670 les 4 foyers du Calvello ne représentaient qu’une seule famille (lignée) qui prendra le patronyme Calvelli.

Sur le registre de taille de 1707, quelques 37 ans plus tard, le village comptait 330 « anime » pour 87 « fuochi ». On est loin d’une démographie galopante ! S’il y avait beaucoup de naissances, il y avait aussi énormément de mortalité infantile.

A la fin du XVIIIème et au XIXème siècles, lorsque l’usage du nom de famille s’est généralisé, on dénombre à Patrimonio au moins 33 familles (lignées).

Bien que n’ayant aucun lien de parenté entre elles, certaines ont le même patronyme. Ainsi, il y a 2 familles AGOSTINI , 2 familles ANDREANI, 3 familles GILORMINI, 2 familles MORETTI. En revanche, deux membres d’une même famille (deux frères dans certains cas ) pouvaient porter des patronymes différents.

Plusieurs hypothèses sont envisageables :

-l’un pouvait choisir le nom du père, l’autre le nom de la mère

-ou bien choisir de porter le nom de son épouse si elle appartenait à une famille dont le statut social était plus élevé

-ou encore le nom d’un parent sans enfant qui lui aurait légué ses biens

-ou tout simplement il pouvait s’agir d’une erreur dans la transcription sur les registres

Nous en trouvons plusieurs cas à Patrimonio :

Dans les familles GILORMINI & GIROLAMI, FILIPPINI & NICROSI ,GIOVANNETTI & ANDREANI, MORETTI & MARFISI …

Nous pourrons y revenir en détail mais en attendant essayons de répertorier toutes les familles qui ont peuplé le village et intéressons nous à l’ancêtre qui est à l’origine de la lignée et lorsque nous le connaissons nous mentionnerons le village d’origine et la date de son arrivée à Patrimonio.

AGOSTINI

famille originaire de Barbaggio – arrive à Patrimonio en1687

7.4.1687 Gio Domenico de Francesco de Barbaggio X Giovanna Maria de Patrimonio

AGOSTINI

famille originaire de Farinole - arrive à Patrimonio en 1700

22.8.1700 Agostino de Angelo Pietro de Farinole X Anna de Patrimonio

ANDREANI

Andreano de Macario est à Patrimonio avant 1600 - au Cardeto

ANDREANI

Ottavio de Giovannetto est à Patrimonio avant 1600 – à la ficaia

ARENA

famille originaire de San Fiorenzo - arrive à Patrimonio vers 1765

<1766 Gio Battista de Anton Giuseppe de San Fiorenzo X Angela Felice de Patrimonio

BRIZI

Anton Francesco de Milano est à Patrimonio avant 1600 – à la Ferciasca

CALVELLI

Gioseppo de Nicroso est à Patrimonio avant 1600 - au Calvello

DOMINICI

Angelo Francesco est à Patrimonio avant 1600 -à la Piccinasca

FICAIA

Andrea est à Patrimonio avant 1600 – à la Ficaia

FILIPPINI

famille originaire de San Fiorenzo - arrive à Patrimonio en1654)

2.5.1654 Agostino fils de Gio Battista Bancalotto de San Fiorenzo X Chiaretta de Patrimonio

FRATACCI

Famille arrivée au XIXème siècle, originaire d’Olmi Cappella

GIACINTI

Geronimo est à Patrimonio avant 1600 - à la Piccinasca

GILORMINI

Gilormino est à Patrimonio avant 1600 - au Cardeto

GILORMINI

famille originaire de Olcani - arrive à Patrimonio en 1638

18.7.1638 Gio Matteo de Berico d’Olcani X Finedoro de Patrimonio

GIOVANNETTI

Giovannetto de Petroferro est à Patrimonio avant 1600 - à la Ferciasca

GUILIANI

Angelo Francesco de Pizzino est à Patrimonio avant 1600 - à la Piccinasca

GROSSI

famille originaire de Vico - arrive à Patrimonio en 1770

1770 Francesco de Vincente de Vico X Giulia Maria AGOSTINI de Patrimonio

LEANDRI

Vincilione de Pierretto est à Patrimonio avant 1600 - à la Ferciasca

LEONARDI

Leonardo de Giuseppino est à Patrimonio avant 1600 -à la Piccinasca

MAESTRACCI

famille originaire de Palasca - arrive à Patrimonio en 1789

18.2.1789 Marc’Aurelio de Palasca X Maria Domenica MARFISI de Patrimonio

MARIANI

Paolo de Petroferro est à Patrimonio avant 1600 -à la Ferciasca

MORETTI

Lazaro de Gio Domenico est à Patrimonio avant 1600 - au Cardeto

MORETTI

famille originaire de Farinole - arrive à Patrimonio en 1631

19.10.1631 Luccagio de Leone de Farinole X Santia de Patrimonio

MARFISI

famille originaire de Farinole - arrive à Patrimonio en 1643

1.2.1643 Fabio d’Achile de Farinole X Domenichina de Patrimonio

OLMETA

famille originaire de Olmeta di Capo Corso - arrive à Patrimonio entre 1707 et 1719

Alessandro d’Olmeta di Capo Corso s’installe avec ses enfants à Patrimonio entre 1707 et 1719

PALAZZO(I)

Lovico de Nicolao est à Patrimonio avant 1600 - au Palazzo

PIERANTONI

Pierantonio de Brizio est à Patrimonio avant 1600 - à la Puccinasca

POGGI

famille originaire de Farinole –Poggio - arrive à Patrimonio vers 1760

avant 1761 Paolo Maria POGGI de Piero de Farinole X Marianna GIACINTI de Patrimonio

et Natale POGGI de Piero de Farinole X Maria Cattarina de Patrimonio

POZZI

famille originaire de La Spezia en terre ferme – arrive à Patrimonio en1657

3.2.1657 Giuseppe de Mario de La Spezia X Chiara Maria de Patrimonio

SANTINI

28.1.1827 Castellano SANTINI d’ Innocenzio X Maria Giuszppa POZZI

STRAFORELLI

<1733 Filippo STRAFORELLI de Rocco X Giulia Maria de Parimonio

et

Salvatore STRAFORELLI de Rocco X Margarita BRIZZI

TERRIGI

famille originaire de San Fiorenzo – arrive à Patrimonio avant 1600 – à la Ferciasca

en 1590 registres paroissiaux de Patrimonio - « testimonio : Terrice del fù Guidone di San Fiorenzo «

Certaines de ces familles se sont éteintes mais nous devons conserver leur mémoire car elles font elles aussi partie de l’histoire de Patrimonio.

Pour le XXème siècle, la liste reste ouverte …

POGGIOLI

famille originaire de Santo Pietro - à Patrimonio en 1927

10.9.1927 Joseph Marie POGGIOLI de Santo Pietro X Mathilde GIACINTI de Patrimonio

(Marie Claude)


“A la recherche du temps perdu” ou comment retrouver nos racines

20:13

Dès le XVIème siècle, afin d’éviter les mariages de consanguinité trop rapprochée, l’église reconstituait les lignées sur quatre voire cinq générations.

De nos jours, nombreux sont ceux qui veulent connaitre leurs ancêtres.

Mais les motivations sont différentes … C’est plutôt pour retrouver la mémoire du passé afin qu’il ne soit pas perdu pour toujours.

Cela est particulièrement vrai en Corse. Peut-être est-ce dû au fait que les corses accordent une grande importance à la famille et qu’ils sont très attachés à leurs traditions ancestrales…

Pour remonter le cours du temps, il nous faudra faire des recherches dans les archives.

Notons qu’en Corse, les documents les plus anciens conservés jusqu’à aujourd’hui datent de 1550, ceux antérieurs à cette date ont disparu, emportés par les Génois lorsqu’ils quittèrent l’île ou détruits à la suite des troubles et des chaos politiques qui secouèrent la Corse à la fin du XVIIIème siècle.

- Les plus anciens registres paroissiaux retrouvés pour Patrimonio datent de1577 et concernent les mariages.

Avant 1792, date de la création de l’Etat-civil, les registres qui consignaient les Baptêmes, Mariages et Sépulture étaient tenus par le clergé. Ils ont été transférés par la suite de l’Eglise aux communes puis aux archives du département.

Baptême Andrea de Domenico & Benedetta (fam. DOMINICI)

*Sur l’acte de Baptême, sont mentionnés le prénom du nouveau né suivi de celui de son père (et du nom de famille lorsqu’ il était connu), et parfois du nom du hameau et du village d’habitation. Suivent ceux des parrains et marraines et du prêtre, puis les signatures de ceux qui savaient écrire.

Mariage Geronimo x Fiorenza (fam. GIACINTI)

*Sur les actes de Mariage outre les prénoms des époux, de leurs parents respectifs et des témoins figure leur âge qui est souvent approximatif.

Sont mentionnés les trois « avertissements » qui devaient précéder la célébration du mariage pendant trois dimanches consécutifs à l’occasion de la messe ainsi que les dispenses accordées éventuellement pour consanguinité ou pour l’âge non conforme de l’un des époux.

(L’âge minimum du mariage étant fixé à 15 ans pour les garçons et quatorze pour les filles.)

*Sur les actes de Sépulture on trouve l’âge du défunt ainsi que le prénom du père et (ou) du conjoint pour les femmes.

Sepulture Pietro Maria de Pietro Paolo (fam. GIOVANNETTI)

Au XVIIème siècle l’ensevelissement avait lieu dans l’arca de l’église.

A Patrimonio l’entrée de l’arca se trouve dans la deuxième chapelle latérale gauche (chapelle Calvelli), elle est matérialisée par une plaque sur laquelle est gravé un enfant s’appuyant sur une tête de squelette.

C’est sous l’Empire que cette pratique à l’intérieur des édifices religieux a été interdite. On peut donc supposer que c’est de cette époque que datent les tombeaux familiaux ?

Un privilège pour les « sgio » était d’avoir leur sépulture au couvent San Francesco di Marianda à Farinole.

- Les dispenses pour mariages consanguins représentent une autre source importante pour la reconstitution d’une parenté car elles comportent des mini arbres qui permettent de remonter une ascendance.

Les dispenses du quatrième degré suivant le Droit Canon, étaient accordées par l’évêque. Celles du deuxième degré, c’est-à-dire pour les cousins germains, devaient être envoyées à Rome pour obtenir l’accord du Pape. A notre connaissance, elles n’étaient pratiquement jamais refusées.

Des dispenses d’affinité pouvaient également être accordées. C’est-à-dire celles qui concernaient des mariages dont l’un des conjoints était parent avec l’époux (se) décédé(e) de l’autre.

Ces dispenses étaient regroupées par évêché. Ainsi pour Patrimonio on les trouve dans les registres de l’évêché du Nebbio.

Les mariages consanguins ont été nombreux à Patrimonio. Entre 1632 et 1770 nous en avons trouvé 57 pour le village mais il y en a eu certainement beaucoup d’autres.

- Les registres de Taille permettaient d’établir l’impôt. Il s’agit d’un état de la population qui était dressé par les Podestats de la communauté à la demande de l’administration génoise. Chaque chef de famille y est mentionné avec le nom de son père.

On peut y associer les « Stati delle anime » c’est-à-dire des états nominatifs par foyer (père, mère, enfants) avec l’indication de l’âge des individus mâles uniquement. Ils étaient établis par les prêtres. Plus détaillés que les Tailles  mais peu sont parvenus jusqu’à nous. Il n’y en a pas pour Patrimonio.

Cependant certains registres de Taille peuvent être considérés comme de quasi Etats des âmes.

Les Tailles sont conservées en majorité à Gênes. Récemment l’Association « Corsica Genealugia » a pu ramener de l’Archivo di Stato di Genova les photos de celles de 1626-1709 et 1714 pour Patrimonio.

C’est aux Archives de la Corse du Sud à Ajaccio que sont déposées celles de 1670-1671-1673, celles de 1707 et 1726 à la Franciscorsa. Il faut y ajouter les recensements de 1769 et 1786 demandés par le Roi de France.

On peut aussi consulter en ligne sur le site des Archives de la Corse du Sud les recensements de 1818 et 1848.

- Les « Ceppi » ou Minutes notariales nous fournissent également beaucoup d’indications.

Les Notaires intervenaient autrefois constamment dans la vie des individus. On avait recours à eux pour établir tous les actes indispensables tels les contrats de mariage, les testaments, les inventaires après décès, les contrats de vente ainsi que pour régler les litiges de toutes sortes qui pouvaient survenir entre parents ou voisins.

A la lecture de ces ceppi il semblerait que les patrimoniinchi aient été très procéduriers ! Beaucoup d’actes concernent des brouilles familiales au sujet des héritages, de dots non versées, de contrat de mariage rompu etc…

- Le « libro della Compagnia de Santissimo Crocefisso » ,ancêtre de la « Cunfraternità di San Martino »

mentionne le (pré)nom de chaque nouveau « Priore » et celui du « camarlingo » ainsi que ceux de tous les confrères .

Y sont comptabilisées les dépenses et les recettes, achats de cierges pour les cérémonies, de « panni » (draps mortuaires) … versement des oboles notamment pour se faire accompagner vers sa dernière demeure…

Les deux qui ont été retrouvés pour Patrimonio datent de1573 et 1777.

- Il faut ajouter d’autres sources plus récentes tels les registres matricules du recrutement militaire de 1859 à 1918 dans lesquels sont recensés tous les jeunes hommes de 20 ans devant effectuer leur service et qui sont disponibles en ligne sur le site des Archives de Corse du sud.

Ces documents anciens sont écrits en Toscan (en latin pour les dispenses) puisque la langue corse ne s’écrivait pas. Cependant on y retrouve des corcissismes plus ou moins marqués suivant l’époque et le scripteur. Les notaires écrivaient parfaitement la langue officielle alors que pour les prêtres, tout au moins au XVIème siècle et au début du XVIIème , l’exercice était plus ardu ! Et de ce fait, la compréhension n’en est pas toujours très évidente.

L’autre raison qui les rend difficiles à déchiffrer est leur mauvais état de conservation.

Il faut aussi tenir compte des erreurs (en particulier sur les Tailles) . De plus l’absence des noms de famille ne simplifie pas les recherches …

Cependant malgré les difficultés, en recoupant les informations de tous ces documents, on va parvenir à reconstituer des arbres familiaux. C’est ce qui a été fait pour toutes les familles de Patrimonio dont beaucoup sont encore présentes au village.

Et puis grâce à de nombreux détails nous aurons une idée assez précise sur la façon dont nos ancêtres vivaient.

Leurs coutumes n’ont pas du beaucoup changer tout au moins jusqu’au début du XXème siècle car la société corse a toujours été très conservatrice.

Marie Claude


Comment se sont formés les noms de famille en Corse - Les noms de famille de Patrimonio

23:04

C’est dans la Corse de la fin du moyen âge qu’apparaissent les noms de famille. Il s’agissait d’un nom collectif, commun à une lignée : “a casata”.

Cela ne concernait alors que les seigneurs qui prenaient le nom des fiefs possédés. Leur but étant de s’unir entre membres d’une même parenté afin d’augmenter leur puissance.

Ce fût ensuite le tour d’une classe montante, les “sgiò”: des marchands, des armateurs … souvent en relation avec Gênes, qui s’agrégea à l’ancienne noblesse.

En ce qui concerne le reste de la population, c’est à dire pour la majorité, il faudra attendre la fin du XVIIIème siècle pour que se fixent définitivement les noms de famille.

Auparavant, chaque individu ne recevait à sa naissance qu’un seul nom qui lui était personnel, le prénom “u nome”.

En Corse ce prénom était très souvent composé (notons que cet usage perdure de nos jours).

La source essentielle des prénoms en Corse est chrétienne, ce sont les noms des Saints et des Martyrs. Mais on rencontre aussi beaucoup de prénoms d’origines diverses comme les prénoms auguraux, pas toujours pieux et qui pouvaient faire référence à des qualités physiques ou morales, les prénoms relatifs à des noms d’ animaux, de fleurs, des prénoms provenant de l’antiquité grecque ou latine, etc…

Les prénoms se transmettaient généralement d’une génération à l’autre. Ainsi on donnait au garçon premier né le prénom de son grand père paternel, au suivant celui de son grand père maternel. Il en était de même pour les filles avec les prénoms de leurs grand mères. Si un enfant mourait, le suivant portait le même prénom. Et cela pouvait se reproduire plusieurs fois de suite … Et tous les morts étaient ainsi “remplacés”.

Pour répondre aux interdits qu’avait érigés l’Eglise à propos des mariages consanguins, la connaissance de de la parenté sur plusieurs générations était importante.

Mais ces interdits ne pouvaient être strictement respectés puisque sans nom de famille la lignée était mal connue et les liens de parenté souvent difficiles à établir.

Déjà dans un premier temps, pour remédier à cet inconvénient, le Concile de Trente (1545-1563) imposa aux prêtres de tenir les registres consignant les baptêmes, mariages et sépultures en désignant la personne de son prénom suivi de celui de son père ainsi que du hameau et du village d’habitation. Cela devait permettre aux ecclésiastiques d’établir des “arburi di parintella” sur quatre générations.

Mais les mariages consanguins n’en furent pas pour autant supprimés puisqu’il était toujours possible de demander des dispenses à Rome et qu’elles étaient rarement, pour ne pas dire jamais, refusées!

C’est la pratique des registres paroissiaux qui sera à l’origine de l’apparition des noms de famille.

Mais il faudra du temps pour que l’usage en devienne réellement effectif. Sur le dénombrement de 1769 demandé par le Roi de France toutes les familles n’ont pas encore de patronyme.

Il est intéressant de savoir de quelle façon ces patronymes ont été formés ..

On peut dire que l’essentiel des noms de famille dérive d’un prénom. C’est le prénom d’un ancêtre qui deviendra le patronyme de la lignée. Ce prénom prenant la marque du génitif “i” qui indique l’appartenance.

Le nom de famille était généralement choisi du côté paternel mais pouvait l’être du côté maternel soit parce que la mère était d’une condition supérieure soit à cause de brouilles familiales ou pour d’autres raisons pas toujours très claires …

Il arrivait aussi parfois que le nom se modifie en cours de route, peut être (vraisemblablement ) en raison d’erreurs de transcription.

Ou bien qu’un nom nouveau apparaisse sans aucun lien avec celui des parents et qui pouvait être emprunté à une autre famille.

On le voit, cette liberté de choix complique sérieusement les choses car deux membres d’une même famille pouvaient ainsi avoir des patronymes différents. Nous aurons l’occasion de voir que ces situations se sont produites pour les familles de Patrimonio.

Plusieurs familles de PATRIMONIO tiennent leur patronyme du prénom d’un aïeul , c’est le cas pour les :

ANDREANI (d’Andriano) – AGOSTINI (d’Agostino) – BRIZI (de Brizio) – DOMINICI (de Domenico) – GIOVANNETTI (de Giovannetto) – GILORMINI & GIROLAMI (de Gilormino – Girolamo – Geronimo qui sont des variantes d’un même prénom) – GIACINTI (de Giacinto) – LEANDRI (de Leandro)- LEONARDI (de Leonardo) - NICROSI (de Nicroso) – SANTINI (de Santo) - TERIGGI (de Terice).

Certaines de ces familles ne sont plus présentes au village aujourd’hui

Le lieu d’ habitation est une autre origine fréquente des noms de famille. C’est à partir d’ un village d’origine pour un nouveau venu ou d’un hameau que se sont formés certains noms de famille.

Quelques familles de PATRIMONIO tirent leur patronyme d’un lieu :

CALVELLI (du hameau Calvello) – FICAJA (du hameau Ficaja) – OLMETA (du village d’OLMETA du CAP) - POGGI (du hameau POGGIO de FARINOLE) – POZZI (vraisemblablement d’un lieu où se trouvait un puits)- ARENA (le toponyme Arena désigne un lieu sablonneux donc le patronyme désignerait celui qui habitait un tel lieu).

On peut aussi trouver des noms de famille dont l’ origine est un surnom se rapportant à un caractère physique ou moral, à une position sociale…

Quelques familles de PATRIMONIO répondent à ces critères:

GROSSI (il devait s’agir d’un « costaud » ! ) - MORETTI (devait désigner une personne à la peau mate) - FRATACCI (provient soit d’ un surnom de dignité - de frate, moine - soit d’ un nom soulignant la parenté - de fratellu, frère).

Signalons encore un métier.

MAESTRACCI (celui qui a transmis ce nom était-il «maestro di muro » ?)

En ce qui concerne certaines catégories, on peut penser que le nom de famille s’imposait par l’usage sans qu’on en ait fait le choix.

Pour conclure, notons que la particule nobiliaire est étrangère au système patronymique corse. Le “de” employé devant certains noms correspond au “dei” italien qui signifie “qui appartient aux …”, “qui est de la famille des …” et qui devrait être éludé et s’écrire de’ comme par exemple pour Pasquale de’ Paoli.

La noblesse se signalait par le titre de “Magnifico Signore”.

A PATRIMONIO, la famille CALVELLI a porté ce titre après qu’elle ait, en remboursement d’une dette, reçu de la part d’Angelo Santo et Angelo GENTILE, seigneurs de Nonza, 14 vasseaux à OLCANI et 7 à NONZA.

Notons également que les prénoms ainsi que les noms de famille étaient transcrits sous leur forme toscane (le corse écrit n’existant pas) . Il en était de même pour les noms de lieu.

Remarquons que de nos jours, contrairement aux prénoms qui se sont “corsisés”, les noms de famille ont conservé leur forme toscane.

Chaque famille de Patrimonio a une histoire singulière et nous pourrons en reparler …

Marie-Claude


Les combattants 14/18

20:50


La bataille de Teghime

12:06

Le 2ème Groupement de Tabors Marocains (2ème GTM) reçoit comme objectif de “déborder au plus près par le nord le col de Teghime et faciliter sa conquête en mettant la main sur Serra di Pigno. Pousser par le col de San leonardo sur les pentes est des monts Murzajo et Muzzone, pénétrer ensuite dans Bastia”.

Le 28 septembre 1943 à 19h, le 2ème GTM se met en route. En pleine nuit sous une pluie battante les goumiers sont déposés à Casta. Ils rejoignent St-Florent non sans mal. Le pont de l’Aliso ayant été détruit il faut traverser un à un sur une planche en bois.

Dans les Strette de Patrimonio

Dans les Strette de Patrimonio

Au pont de la Strutta (également détruit) le groupement se scinde en deux. Une partie va prendre la direction de Patrimonio avec pour mission d’attaquer Teghime par Monte Seccu, tandis que les 1er, 8ème et 15ème Tabors continuent vers Farinole, passant par la plage qui est minée.

Patrimonio et Barbaggio sont toujours tenus par les Allemands. Le 29 Septembre les Italiens du 88ème RI se heurtent à une résistance acharnée des troupes du Troisième Reich au carrefour de Patrimonio. Il faut battre en retraite.

Le 30, les troupes arrivées à Farinole la veille reprennent leur marche en direction du Col de San Leonardo. Le temps est mauvais, un épais brouillard tombe en gouttelettes fines. Dans l’après-midi les unités sont en mouvement sur les crêtes pour prendre leurs positions.

Du côté de Patrimonio, le 39ème Goum tente une reconnaissance. Les soldats sont accueillis par des coups de feu et des tirs d’artillerie d’une précision remarquable, ils ne peuvent poursuivre leur mission. Cependant une unité italienne, appuyée par l’artillerie réussit à atteindre le hameau Palazzo et à y poser des mines sur lesquelles un char Marck allemand va sauter. Des Mitrailleuses sont disposées au hameau Stazzona et à la Ficaja sur la terrasse de la maison Olmeta qui surplombe le Palazzo et la voie d’accès vers le col de Teghime.

Libération de Patrimonio, l'armée à Santa Maria

Patrimonio, Octobre 1943

Le 1er Octobre les goumiers appuyés par un peloton de char du 4ème R.S.M. libèrent Patrimonio. La population accueille ses libérateurs dans la liesse. On offre à boire à ces valeureux soldats venus chasser l’occupant.

Au col, le 60ème Goum a atteint la Serra di Pigno sans attirer l’attention de l’ennemi et pousse une reconnaissance sur la Cima Orcaia au petit matin. Le brouillard facilite l’avancée des troupes au plus près des allemands sans se faire repérer. Quand la brume se lève, l’assaut est donné. Les Allemands qui chargeaient des camions sont surpris. Un véhicule est aussitôt détruit par les mitrailleuses goums, mais les défenseurs de Teghime se ressaisissent et une pluie de mitrailles s’abat sur les assaillants. Il faut battre en retraite en attendant les renforts. Les Goumiers se replient sur la Serra di Pigno. Les mortiers allemands en action canardent les positions du 1er Tabor. Les pertes sont lourdes, les blessés et les morts sont évacués à 17h par le long et difficile chemin de montagne jusqu’à St-Florent où les évacuations se font par la mer (ils y arriveront le lendemain matin à 8h).

Le 2 Octobre 1h. Le commandement du XVème Tabor est au Palazzo avec les 39ème et 74ème Goums ainsi qu’un peloton de chars légers. Le 39ème Goum doit se rendre à Serra di Pigno et prendre liaison avec le 1er Tabor afin d’attaquer le col du nord au sud. Le 74ème essaiera d’atteindre Monte seccu au sud du col où il retrouvera le 47ème Goum qui ayant reçu les ordres dans la nuit et devant être en position au petit jour a déjà commencé son mouvement.

A 2h les unités se mettent en marche. Au lever du jour le 39ème Goum qui a atteint les pentes sud ouest de Serra di Pigno, est arrêté par des tirs de mitrailleuses allemandes. Le col est tenu par une troupe d’élite, le bataillon SS Dallinger.

Au sud le 47ème Goum entre en action sous une pluie de balles, mais continue sa progression. Le Lieutenant Couffrand tombe sous les tirs ennemis à quelques mètres de la crête. Pendant 20 minutes le Goum tient dans des conditions désastreuses. A sa sixième blessure, le Capitaine Commaret donne l’ordre de repli. Le 74ème goum mené par le Capitaine Ries et le Lieutenant Vernier, tombe a revers sur les allemands qui achèvent de “liquider” les hommes de Commaret. Les combats vont durer plusieurs heures.

Au nord, le 39ème appuyé par le 1er Tabor refoule pied à pied l’adversaire, à midi ils occupent la Cima Orcaia. De là les mortiers du 1er Tabor harcèlent toute la journée les défenseurs du col. Dans la soirée les allemands abandonnent leurs positions.

Au col de Teghime

Au col de Teghime

Le 3 Octobre, toutes les crêtes au dessus de Bastia sont occupées par les Tabors. L’artillerie des bateaux allemands ancrés dans le port de Bastia harcèle les positions françaises. L’aviation ennemie cause également des pertes. Dans la soirée le calme revient, la route de Bastia est ouverte.

Le 4 Octobre à l’aube, le Capitaine Then rentre dans Bastia.

La Corse est libre, c’est le premier département libéré par ses habitants et par des soldats français sans intervention des forces anglo-américaines. Mais pour ses habitants cela ne signifie pas pour autant la paix, mais la reprise de la guerre aux côtés des alliés. Ainsi, pendant l’année 1944, 12000 Corses de 20 à 28 ans seront mobilisés pour contribuer à la libération de tout le territoire national.

Sources photos : ECPAD

Prêtres de l’Eglise Saint-Martin de 1576 à 1998

17:03

  • 1576-1586 Ruggero
  • Févier 1590 Paolo Campocasso
  • Mars 1591 Fra Mario
  • Avril Fedele Galeazzino
  • Novembre Lodovico da Venaco

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San Martinu 2009, A Cunfraternità fête ses 10 ans

22:46

C’est une fois de plus sous un soleil radieux que s’est déroulée la fête patronale de Patrimonio. A nostra San Martinu a été célébrée dans la joie et la bonne humeur. Les Patrimuninchi n’ont pas manqué de partager le pain et le vin avec les nombreuses personnes venues de toute la Corse pour l’occasion. Lire la suite »


Les hameaux anciens de Patrimonio

20:21

Habitants d’une “montagne au milieu de la mer”, dont les plaines basses étaient insalubres et dont la côte

Hameau Ficaja

Hameaux Ficaja et Stazzona

était très généralement peu sûre, les corses ont été contraints d’adapter pour leur habitation des sites relativement élevés et aisément défensifs. La corse était autrefois un pays d’habitat groupé à cheval sur les crêtes ou sur les pentes d’un versant. Les villages obéissaient à une règle générale, celle du regroupement. Patrimonio n’échappe pas à cette règle. Lire la suite »